POÈME DE L'AMOUR ET DE LA MER 

pour voix, quatuor à cordes et piano

d'après les versions originales d'Ernest CHAUSSON avec piano et avec orchestre

Symetrie.jpg

Editeur : Symétrie

Durée d'exécution : 44'

Effectif : soliste, quatuor à cordes, piano

Découpage :

I. La fleur des eaux

II. Interlude

III. La mort de l’amour

Enregistré chez Zig Zag​ Territoires

Chausson.jpg
La fleur des eaux - Extrait
00:00 / 02:55
Interlude
00:00 / 02:42
La mort de l'amour - Extrait
00:00 / 02:29

Salomé Haller, soprano

Nicolas Krüger, piano

Quatuor Manfred

"En réalisant cette transcription pour voix, quatuor à cordes et piano du Poème de l’amour et de la mer op. 19 d’­Ernest Chausson, j’ai cherché avant tout à respecter l’unicité absolue de cette œuvre qui réussit à faire cohabiter dans une fresque musicale de vastes proportions le souffle symphonique et l’intimité de la mélodie française.

Disposant de l’exemple merveilleux de la Chanson perpétuelle, pièce plus tardive qui, bien que relevant d’un projet d’expression complètement différent, est écrite elle aussi avec accompagnement de piano et quatuor à cordes, nous sommes en droit d’imaginer que Chausson, si la mort ne l’avait fauché prématurément, aurait sans doute tenté lui-même une transcription de son Poème pour une formation de ce type.

D’abord intimidé par la perfection de l’œuvre dans sa version avec orchestre, je me suis posé la question de la légitimité artistique de ce travail. Puis, pensant au fait que ce genre d’adaptation était courant au xixe siècle, toujours dans le but louable de faire connaître et aimer plus largement la musique nouvelle, il m’apparut que cette troisième version apporterait à l’œuvre un éclairage complémentaire, sans pour autant porter atteinte à son intégrité."

Franck Villard

Pourquoi une transcription du Poème de l’Amour et de la Mer de Ernest Chausson ?

par Nicolas Krüger, commanditaire et pianiste

 

"Chaque fois que j’ai eu la joie d’interpréter la Chanson Perpétuelle de Chausson dans sa version originale pour soprano, quatuor à cordes et piano, je me suis étonné que le merveilleux exemple de cette pièce ait fait si peu d’émules parmi les compositeurs qui lui étaient contemporains ou qui lui ont succédé.

Le quatuor à cordes possède toutes les qualités qui manquent de prime abord au piano : legato, chant, sostenuto, variété du vibrato et lyrisme, et l’un combiné à l’autre composent à mes yeux une sorte d’instrument idéal, particulièrement adapté lorsqu’il s’agit de servir une musique aussi profondément expressive que celle de Chausson.

Lorsque j’ai découvert le Poème de l’Amour et de la Mer accompagné au piano seul, j’ai été tout à la fois subjugué par les beautés de cette oeuvre et frustré par le manque de moyens du piano pour en rendre toute l’ampleur et la richesse. Je ne l’ai entendu que plus tard dans sa magnifique version pour orchestre, trop rarement donnée au concert. (...) Il m’est alors venu à l’idée qu’une version pour quatuor à cordes et piano servirait de façon rêvée une telle oeuvre car elle en révélerait tout à la fois le lyrisme et l’intimisme, et du même coup la rendrait accessible à tous, musiciens et programmateurs. Je m’aventurai à penser que si le temps avait été octroyé à Chausson de la faire lui-même, il y serait sans doute venu après avoir écrit le Concert pour quatuor, piano et violon, et la Chanson perpétuelle.

Ces deux exemples ont achevé de me décider à commander cette transcription.

Mon ami Franck Villard, compositeur, chef d’orchestre et grand connaisseur de la musique française m’est apparu comme le transcripteur idéal, et je n’ai pas été déçu : sa transcription respecte tout l’esprit de Chausson ; elle est à la fois limpide et foisonnante, fidèle et inventive.

Nous nous réjouissons de la livrer aujourd’hui au concert et au disque, espérant contribuer à faire découvrir et aimer cette musique trop peu connue."

"L'idée lumineuse et conciliatrice de la transcrire pour la formation d'un quatuor à cordes et un piano, celle requise par Chausson pour sa Chanson perpétuelle, est-elle particulièrement heureuse - et artistement réalisée par Franck Villard"

Renaud Machart, lemonde.fr, 30 avril 2010